Skip to content

Informer, sensibiliser et accompagner sont les 3 axes sur lesquels travaille le Dr. Salima Bensalah-Bouziane, sénologue au centre radiologique de Tournai et présidente de l’association belge Octobre Rose, qui mène une lutte inlassable contre le cancer du sein. Entièrement dévouée à la cause, cette militante prône la médecine préventive. Elle nous fait part des actions mises en place dans ce but et de ce qu’elle préconise.

Initialement, Octobre Rose est un mouvement mondial : « Je savais que partout dans le monde, il y avait des associations Octobre Rose. Je me suis dit qu’il fallait que cela bouge aussi en Belgique ». Par sa profession de sénologue, le Dr. Bensalah-Bouziane est confrontée quotidiennement aux maladies du sein. Elle nous confie combien il est important pour elle de sensibiliser le jeune public et de leur apprendre les gestes clés de dépistage. 
 
Les nombreuses activités et actions mises en place par Octobre Rose permettent de récolter des fonds reversés à la recherche, mais aussi au Relais Rose, une maison de soins de supports que la doctoresse préside : « Toutes les études ont prouvé que les traitements médicaux ne suffisent pas. Pour bien les accepter et pour mieux y réagir, il est indispensable que le mental aille bien. Le corps et l’esprit sont indissociables ». Le Relais Rose est donc axé sur le bien-être, via des ateliers variés, mais également sur la prise en charge psychologique des patientes.

La prévention sauve des vies

« Dès 25 ans, il faut commencer à avoir des habitudes de dépistage. Le but n’est pas de terroriser les jeunes femmes, mais simplement de leur expliquer comment faire » : voilà ce que la Tournaisienne préconise. L’autopalpation devrait alors devenir une habitude ancrée dans le quotidien des jeunes femmes, particulièrement celles étant touchées par des antécédents familiaux. L’objectif est d’apprendre à connaître son corps et d’acquérir les bons réflexes, afin de pouvoir agir le plus tôt possible en cas de besoin.

Salima nous explique que la prévention passe également par l’alimentation et les facteurs extérieurs. Elle conseille alors de veiller à avoir une bonne hygiène de vie, à ne pas fumer et ne pas trop boire, à avoir une bonne alimentation et éviter le stress. Celle-ci nous fait part de son ambition : « Je suis une adepte de la sensibilisation pour le jeune public, peut-être déjà dans les universités, afin de leur donner l’information le plus tôt possible. Même si à cet âge on est insouciant, on croit que cela n’arrive qu’aux autres ». Malheureusement, personne n’en est à l’abri, mais chaque geste préventif compte. L’effet papillon prend ici tout son sens.        

Elsa Dubois